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L'exposition (2/3) Comprendre la vitesse d'obturation en quelques minutes.

Mis à jour : mai 19


Vitesse d'obturation lente

Cet article est le deuxième d'une série de trois, sur les règles de base de l'exposition. Si vous n’avez pas encore lu le premier chapitre, je vous conseille de commencer par là pour une progression en douceur, en cliquant ci-dessous :


Théorie :


Obturateur temps pose exposition


Lorsque vous appuyez sur le déclencheur de votre appareil photo, une petite pièce mécanique, appelée obturateur, s’ouvre pour laisser passer la lumière durant un très bref instant dans votre appareil photo (jusqu’au capteur photo-sensible électronique), puis se referme.



La vitesse d’obturation correspond à la durée pendant laquelle l’obturateur reste ouvert pour laisser passer la lumière. (Le temps que vous mettez pour écrire en Grec)


Même s’il est couramment utilisé, le terme “vitesse d’obturation” est assez imprécis car il ne s’agit pas d’une vitesse mais bien d’une durée !


D’ailleurs, la vitesse à laquelle se déplacent les rideaux ne varie pas si on modifie ce réglage. Ce qui change, c’est le temps pendant lequel le capteur est exposé.


On parle également de temps de pose ou durée d’exposition pour dire la même chose. Ces termes sont souvent plus parlants car ils expriment une durée. Dans la suite de l’article j’utiliserai indistinctement l’un ou l’autre de ces termes. Ne soyez donc pas surpris 😉


En jouant sur la vitesse d’obturation, il sera ainsi possible de doser la quantité de lumière qui atteint le capteur.

  • Avec une vitesse lente, La possibilité de retranscrire un mouvement. (l’obturateur reste ouvert longtemps et le capteur reçoit une quantité de lumière importante)

  • Avec une vitesse rapide, la possibilité de figer un mouvement. (l’obturateur reste ouvert peu de temps et le capteur reçoit une quantité de lumière faible)

  • Mais attention, car cela peut aussi de rendre votre cliché sous-exposée ou sur-exposée…

Mais alors comment faire la différence avec l’ouverture ? (nous avons en effet vu dans le précédent article que l’ouverture agit également sur la sous-exposition ou la sur-exposition d’un cliché) > L’ouverture concerne la quantité de lumière qui rentre dans l’appareil. > La vitesse d’obturation, elle, concerne la durée pendant laquelle nous laissons entrer cette lumière. Les deux paramètres sont donc obligatoirement liés : plus mon temps de pose est long (vitesse lente), plus je vais devoir réduire la quantité de lumière qui passe (l’ouverture), afin d’éviter une sur-exposition du cliché À l’inverse, plus mon temps de pose sera court (vitesse rapide), plus je devrai prévoir une grande ouverture, afin qu’une quantité de lumière suffisante ait le temps de passer pendant ce court instant.


C'est pourtant simple 😅 Allez on continue... La vitesse d’obturation se mesure en fractions de secondes (ou en secondes pour les vitesses très lentes).

Par exemple, une vitesse de 1/100 correspond à 0,01 seconde. Une vitesse de 1/1000 correspond à 0,001 seconde.


Les valeurs standard pour exprimer la vitesse sont (de la plus rapide à la plus lente) :

1/8000 s - 1/4000 s - 1/2000 s - 1/1000 s - 1/500 s - 1/250 s - 1/125 s - 1/60 s - 1/30 s - 1/15 s - 1/8 s - 1/4s - 1/2 s - 1 s - 2 s - 4 s - 8 s - 15 s - 30 s


Après avoir lu les deux articles sur l’ouverture et la vitesse, vous savez désormais déchiffrer le genre d’indications que l’on voit sur les écrans ou les viseurs d’appareils photos :
« F/5,6 • 1/125 » = le diaphragme de votre objectif est ouvert à F/5.6, et la vitesse d’obturation est de 1/125ème de seconde 🙂


La pratique: Concrètement, comment agir sur la vitesse d'obturation ?


Vous pouvez agir sur la vitesse d’obturation par 2 moyens : le mode manuel (M), ou le mode «Priorité à la Vitesse» avec la fonction « S » (comme speed en anglais) ou « Tv » (comme Time Value in english).

En agissant sur la vitesse, vous pouvez décider de faire une pose longue (pour prendre des photos de nuit, ou bien par exemple pour capter le mouvement de l’eau d’une cascade), ou encore de faire une pose très rapide, par exemple pour figer la course d’un sportif ou le mouvement d’un oiseau en plein vol.

Grâce au mode automatique « Priorité à la vitesse », vous pourrez vous concentrer uniquement sur ce paramètre, pendant que votre appareil photo calculera automatiquement la bonne ouverture, pour une photo correctement exposée. C'est pas génial ça 👍🏼

La preuve par l'exemple :


Voici un exemple typique d’application des principes de vitesse d’obturation sur le terrain.


Prenons par exemple, une fête touarègue ancestrale. Durant les festivités, les femmes chantent, jouent des instruments de musique, et tapent dans leurs mains pour exhorter les hommes au courage. Leurs tenues étants très belles et très colorées. Il serait interessant de saisir ces instants sur photo.


Pour figer le mouvement et capturer ces intenses couleurs, il faudra utilisé une vitesse d'obturation rapide par exemple pour l'image ci-dessous: 1/320.

- CE QUE PERMET UNE VITESSE RAPIDE > FIGER LE MOUVEMENT :

Prise de vue en vitesse d’obturation rapide (200mm – F/7.1 – 1/320)

Maintenant, si l'on veut plutôt reproduire le sentiments et l'atmosphère dans le quel on ce trouve, et pouvoir imprimer une trace de mouvement, il faudra utilisé une vitesse d'obturation lente par exemple 1/8 qui apportera une touche de créativité au cliché.


CE QUE PERMET UNE VITESSE LENTE > RETRANSCRIRE LE MOUVEMENT :


Prise de vue en vitesse d’obturation lente (200mm – F/16 – 1/8)

Vous l’avez peut-être constaté, lorsque ma vitesse d’obturation est plus lente, alors mon ouverture est plus petite (donc un grand chiffre), afin de laisser passer moins de lumière et garder une exposition correcte. (Si ce point n’est pas clair pour vous, ne manquez pas de consulter l’article (Comprendre l’ouverture en quelques minutes).

À vous de jouer !


La vitesse d'obturation est donc un formidable outil qui offre d’immenses possibilités créatives.

En utilisant des vitesses d'obturation rapides ou lentes, vous pouvez jouer avec le mouvement et laisser une impression différente au spectateur.


Pour réellement intégrer ce principe de manière naturelle, il faut s'entrainer, s'entrainer et essentiellement s’entraîner afin qu’il devienne un reflex.

Voici une idée d’exercice simple à réaliser : photographier des herbes hautes ou le feuillage d’un arbre :

1/ Réglez votre appareil sur le mode Priorité à la vitesse (S ou Tv)

2/ Commencer par prendre l’image en vitesse rapide (pour cet exemple, réglez au minimum sur 1/250)

3/ puis attendez un petit coup de vent, et prenez la même image en vitesse lente (par exemple à 1/30).

Vous comprendrez rapidement la différence : la moindre brise fera bouger les herbes ou les feuilles, et vous pourrez ainsi capter la trace de leurs mouvements.

Faites aussi l'expérience avec une cascade, une rivière, le mouvement des vagues en bord de mer, etc. L’effet est en général garanti !

Sortez tout de suite pendant que ces explications sont fraîches dans votre tête, et shooter un max!!

La suite :


Pour lire la suite de cette trilogie sur le triangle d’exposition, je vous invite à lire l’article suivant : L’exposition (3/3) : Comprendre la sensibilité ISO en quelques minutes.

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